Thérapie brève : origine et application

La thérapie brève est différente d’une psychothérapie. Elle se focalise sur l’analyse du comportement et non sur l’origine de ce dernier. Par conséquent, la durée d’une thérapie brève est très courte. Ainsi, le psychologue se centre immédiatement sur la solution adéquate au trouble du comportement. C’est une aubaine pour ceux qui requièrent un suivi psychologique momentané.

Définition de la thérapie brève

La thérapie brève est avant tout une branche de la psychothérapie comportementale. Elle se focalise sur l’analyse du comportement du patient au moment présent. Cela signifie qu’elle ne prend pas en compte l’antécédent du sujet, ou du moins ne s’y réfère pas pour trouver la bonne solution.

De ce fait, elle est dédiée aux patients qui n’ont pas beaucoup de temps à consacrer à une longue psychothérapie. Effectivement, la thérapie brève peut se faire en deux ou trois séances seulement. Cela dit, elle ne concerne pas les genres de troubles qui nécessitent une longue prise en charge.

C’est une discipline psychologique très convoitée, étant donné qu’elle produit des résultats satisfaisants dans une courte durée. On distingue 4 formes de thérapies brèves : systématiques, psychanalytiques, humanistes et comportementales.

À propos des origines de la thérapie brève

À la différence de la psychothérapie, la thérapie brève adopte l’approche systémique. Elle considère l’être humain comme un grand système doté de plusieurs autres sous-systèmes. Toutefois, ces deux systèmes sont interdépendants.

L’approche systémique se concentre aux répercussions des maladies psychologiques dans la vie quotidienne d’un individu. Le psychologue utilise ce quotidien pour trouver les solutions appropriées.

La thérapie brève s’applique sous différentes formes. Le psychologue choisit la forme à utiliser en fonction du cas de l’individu :

  • Hypnose ericksonienne
  • PNL ou programmation neurolinguistique
  • TCC ou Thérapie cognitivo-comportementales
  • TOS ou Thérapie orientée solution
  • EMDR ou Eye Movment Desentization and Reprocessing
  • Thérapie corporelle

Seuls les psychothérapeutes professionnels, inscrits au registre des psychothérapeutes ont le droit de pratiquer une thérapie brève. Afin d’obtenir le titre de psychothérapeute, il faut passer un stage pratique d’au moins cinq mois. De plus, une étude théorique en psychopathologie clinique d’au moins 400 heures est requise.

La formation théorique est délivrée uniquement par des institutions universitaires. L’exercice de la psychothérapie n’est pas interdit pour un praticien. Mais le titre de « psychothérapeute » revient seulement à un praticien qui remplit les conditions légales requises.

Les outils qu’un praticien doit maîtriser

Un savoir-faire est requis afin qu’un praticien puisse trouver une solution adéquate au trouble et au profil du patient. Il faut qu’il réussisse son intervention dans une courte durée afin que le principe de la thérapie brève soit respecté.

Fréquemment, les praticiens choisissent comme outils : la PNL, l’hypnose ericksonienne et le systémique pour mener une thérapie brève. Ces outils s’adaptent à presque tout type de trouble comportemental. Ils sont flexibles et pluridisciplinaires. Ce sont des outils qui garantissent une solution rapide et appropriée.

Ces techniques proviennent du courant Palo Alto. C’est ce dernier qui a engendré la thérapie brève.

La PNL

C’est un outil qui privilégie la communication entre le praticien et le patient. Il vise à corriger ou à développer le comportement d’un individu. Le but est de façonner un nouveau comportement qui fera un modèle de réussite. À l’issu de la thérapie, l’individu doit être en mesure d’adopter ces nouveaux comportements en face de chaque problème.

L’hypnothérapie Ericksonienne

C’est une technique qui associe l’hypnose et la thérapie brève. Effectivement, elle fait appel à l’hypnose pour atteindre l’inconscient du patient. Elle applique une légère modification de conscience afin d’atteindre un objectif préétabli. L’hypnothérapie Ericksonienne fait partie de la thérapie brève systémique.

La théorie de cette thérapie a été étudiée de près par l’école de Palo Alto. Ce fut dans les années d’après-guerre aux Etats-Unis. La thérapie brève est appelée ainsi, car en général, elle ne dépasse jamais les nombres de 10 séances. Et même pour les troubles de comportements légers, deux à quatre séances suffisent. Quant à la psychothérapie traditionnelle, elle peut durer jusqu’à un an ou même plus.

La thérapie brève est réservée au trouble qui est facilement traitable. Cela dit, les troubles comportementaux graves et les autres pathologiques psychologiques conséquentes requièrent une psychothérapie traditionnelle. Votre psychologue décide du type de thérapie qui vous convient.

Nature d’une séance de thérapie brève

Avant de se lancer dans une thérapie brève, vous devez connaître que :

  • Une séance coûte entre 50 à 80 euros. Toutefois, c’est un tarif variable, en fonction du thérapeute de votre choix.
  • La thérapie brève n’est pas remboursée par la Sécurité Sociale. Cependant, si la thérapie se déroule au sein d’un hôpital ou d’un dispensaire, c’est possible que vous soyez remboursé. Cela, car le praticien est subventionné par l’hôpital en question.

Fonctionnement d’une thérapie brève

Sachez que l’efficacité de la thérapie brève dépend de trois facteurs : la technique adoptée par le praticien, la complexité du cas du patient et la motivation de ce dernier. Le patient joue un rôle important afin de garantir un résultat positif.

Technique de l’hypnose ericksonienne

Pour la technique de l’hypnose ericksonienne, par exemple, il doit puiser la solution au fond de son inconscient. Dans ce cas, la volonté et la motivation comptent beaucoup. C’est une technique très convoitée pour ceux qui souhaitent arrêter de fumer, perdre du poids ou lutter contre une phobie.

La programmation neurolinguistique

Quant à la PNL ou programmation neurolinguistique, elle s’appuie sur la communication pour adopter des comportements positifs. Le but est de viser une réussite dans la vie quotidienne. Pour y arriver, le psychothérapeute exploite toujours les ressources de l’individu. C’est une technique qui aide à faire son deuil, à gérer l’anxiété et le stress face au public. Elle permet aussi de lutter contre les claustrophobies.

Thérapie orientée solution

Elle se centre directement aux solutions les plus efficaces pour résoudre la problématique. Le thérapeute ne fait que repérer puis faire sortir les ressources de l’individu qui peuvent se servir de solution.

Thérapie cognitivo-comportementale

Elle stimule la potentialité cognitive de l’individu. Le but est de modifier les comportements négatifs qui empêchent l’atteinte d’un bon objectif. C’est une bonne technique pour se débarrasser de la dépendance, des phobies et des troubles anxieux.

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