La dépendance affective : comment se défaire de la personne à laquelle vous êtes accro ?

Il nous arrive souvent de confondre l’amour et l’obsession. La dépendance affective est cette petite passerelle entre les deux. C’est cette sensation de ne pas pouvoir vivre sans votre partenaire. Elle peut être la cause de plusieurs discordes dans la vie d’un couple. Il est pourtant possible de se défaire de cette addiction d’affection vis-à-vis de l’autre. Sortir de l’état de dépendance s’apprend, et se fait petit à petit, comme toutes les cures.

La dépendance affective : qu’est-ce que c’est vraiment ?

Il est important de ne pas confondre une dépendance émotionnelle à un amour profond. Le fait d’aimer une personne n’inclut pas le fait d’être accro à cette dernière. Le sujet pense aimer, il croit donner à son partenaire un amour inconditionnel, mais il a toujours l’impression d’être délaissé par ce dernier.

Une personne souffrant de dépendance affective pense ne pouvoir exister qu’en compagnie des autres : un ou plusieurs individus dont elle pense ne pas pouvoir se défaire. C’est une sorte d’affection malsaine par rapport à son conjoint, car elle implique une possessivité surréaliste. Sans s’en apercevoir, la dépendance affective pousse sa victime a étouffé son conjoint dans leur vie de couple.

La dépendance affective peut aussi être la cause de plusieurs troubles psychologiques, tels que la paranoïa, la schizophrénie, ou les troubles de la personnalité. La personne victime se sent souvent persécutée dans sa relation, pourtant ne veut pas, et surtout ne peut pas se résoudre à lâcher prise. Elle croit que sa survie dépend de celui ou celle qui est devenu son addiction. Elle semble ressentir un vide émotionnel que seul son partenaire peut combler, elle est persuadée que son bonheur ne dépend que de lui.

La dépendance affective est aussi une carence profonde d’affection. Elle force le sujet à se comporter de manière irrationnelle, juste par peur de l’abandon, par peur de perdre le lien qui l’unit à son entourage. Pour éviter cela, la personne s’oublie et se sacrifie complètement pour se consacrer au bonheur des autres. Extérieurement, cela peut paraître comme une profonde gentillesse. Ce qui pousse certains à profiter de la situation, et par la même occasion, plonger le sujet encore plus profondément dans sa dépendance.

Reconnaissez le problème : la première étape pour s’en défaire

Pour guérir d’un trouble psychologique, la première étape est d’admettre que vous en avez bien un. Sans l’acceptation, il est impossible d’entamer les étapes de la cure. La phase de l’acceptation est d’ailleurs la plus difficile. En effet, pour la personne qui souffre de dépendance affective, il paraît tout à fait normal de faire passer le bonheur des autres avant le sien. Pour lui, penser d’abord à son propre bonheur peut être considéré comme du pur l’égoïsme.

Identifiez les causes de la dépendance affective pour en guérir

Il faut noter que la dépendance affective est un trouble psychologique. Ainsi, elle trouve son origine dans une partie de l’histoire du sujet. Cela peut être une cause évidente ou non. Parfois, c’est dû à un évènement tout à fait ordinaire, mais qui a bouleversé la façon de penser, ou la psychologie même de la personne concernée.

L’enfance du sujet

Dans la majeure partie des cas, la maladie trouve son origine dans l’enfance du sujet. Il est probable qu’il ait grandi dans un cadre familial instable ou dysfonctionnel. Cela peut être de la maltraitance de la part des parents, ou un cadre parental quasi-inexistant, c’est-à-dire que les parents sont souvent absents ou même négligents. Il se peut aussi que ce soit dû à une instabilité psychique venant des parents, ce qui les pousse malgré eux à être négligents.

Il est aussi possible que ce soit dû à la pédagogie même des parents. Si l’enfant a souvent été corrigé par coup, il se pourrait qu’il soit amené à penser que c’est tout ce qu’il méritait, qu’il ne mérite pas d’être aimé. Ce qui fait que quand une personne lui offre un peu de cette affection qu’il n’a jamais connu, il devient dépendant.

Dans ce genre de cas, la dépendance est plus dure à guérir, car c’est l’estime même de sa personne qu’il a perdue, ou qu’on ne lui a jamais apprise. Au fond, il se peut qu’il ne se soit jamais cru digne de quoi que soit à part les coups et les mots blessants qu’il a reçus de ses géniteurs.

À préciser que la relation parents-enfants est primordiale, surtout dans les 12 premières années de votre enfant. C’est chez ses parents qu’il cherche la stabilité dont il a besoin pour façonner sa propre personnalité. Les parents sont ses modèles, mais ce sont aussi ceux qui forgent la personnalité de l’enfant. Un environnement familial stable est indispensable pour assurer la santé psychologique de l’enfant.

Les relations amoureuses

La dépendance affective peut aussi être due à une relation toxique. Si la relation est malsaine, forcément, un des deux partenaires peut en sortir avec des séquelles psychologiques considérables, et la dépendance en affection en fait partie.

Le fait d’être en couple avec un pervers narcissique en est souvent la cause. Ce dernier fait tout pour rabaisser et faire croire à son partenaire qu’il ne vaudrait rien sans lui. La manipulation portant ses fruits, l’autre se met à croire que c’est la stricte vérité. La personne victime pense qu’elle doit être reconnaissante envers celui qui lui a offert un peu d’attention. Elle se met à tout sacrifier, allant jusqu’à s’autodétruire pour cette personne.

Prenez confiance en vous : la seconde étape pour se libérer

Prendre confiance en soi, c’est remonter dans sa propre estime. Plus vous aurez de l’estime pour vous-même, plus vous trouverez naturel de faire passer vos intérêts avant ceux des autres. Puis, vous allez vous rendre compte que l’indépendance est beaucoup plus addictive que la présence d’une personne.

Vous devez apprendre que la liberté émotionnelle vaut beaucoup plus que quémander l’affection d’une personne. Votre confiance en vous vous aidera à comprendre que vous méritez d’être heureux, que votre bonheur ne dépend que de vous, et que l’amour est plus une question de choix et de vibrations, et non de dépendance affective.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.