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Communication non violente : définition, principe et application de la méthode

La communication joue un rôle très important pour préserver une relation harmonieuse et bienveillante avec les autres. Cependant, il arrive des situations où l’être humain perd le contrôle et lâche des mots agressifs envers son interlocuteur. Cela peut être causé par une déception ou un stress suite aux comportements d’un collègue ou d’un ami. Il existe une autre façon d’exprimer ses ressentis sur un désagrément provoqué par un individu sans lui faire un reproche direct et blessant. Il s’agit de la communication non violente ou CNV. Cette théorie est initiée par Gandhi, l’icône de la non-violence. Elle vise à fonder une relation paisible et détendue entre les êtres humains. Découvrez dans cet article tout ce qu’il y a à savoir sur la communication non violente.

Méthode CNV : de quoi s’agit-il exactement ?

Comme son nom l’indique, la méthode de communication non violente ou CNV exclut toute forme de violence et d’agressivité dans les relations humaines, même en cas d’éventuels conflits. En effet, elle prône la bienveillance et l’harmonie pour exprimer un sentiment, bien que désagréable. Ci-après les précisions sur le concept et ses bienfaits.

Définition de la communication non violente

La communication non violente est une technique qui à pour mission d’instaurer des échanges basés sur l’harmonie, l’empathie, la compassion et le respect d’autrui, au sein des relations entre les hommes. Elle est généralement à caractère verbal et elle joue un rôle essentiel dans la résolution des conflits entre les personnes qui sont dans une relation fréquente (couple, collègue, famille, etc.).

L’application de cette méthode contribue également à se connaître personnellement et établir une meilleure relation avec soi-même. En effet, la méthode CNV implique une remise en question afin de savoir avec précision ce que l’on désire vraiment. Cela va aider à cultiver l’autonomie et l’indépendance de la personne qui l’adopte.

Il est à noter que la communication non violente n’est pas une thérapie. Cependant, elle peut avoir des vertus thérapeutiques dans la mesure où les échanges sont fondés sur l’objectivité et la positivité. Les relations humaines demeurent ainsi bien entretenues, cela permet aux protagonistes d’interagir dans un climat apaisant.

Historique du concept CNV

Inspiré par les théories de Gandhi sur la notion de non-violence, le docteur Marshall Rosenberg a développé le concept CNV dans les années 60. Son étude s’est surtout basée sur les travaux de Carl Rogers, l’homme grâce à qui il a découvert cette pratique. Considéré comme le nouveau porte-parole de la communication non verbale, Rosenberg a appliqué la méthode CNV en œuvrant dans le contexte des conflits socio-économiques et raciaux américains de l’époque. Son activité a contribué à préserver l’harmonie dans les communautés auxquelles il a opéré malgré les climats très tendus.

Sa réussite va le conduire à fonder le « Center for Non-Violent Communication » sis à Sherman au Texas. C’est un lieu qui est destiné à promouvoir la méthode de communication non violente, où il invite le grand public et les associations privées à assister à des séminaires à ce sujet.

En France, la notion de communication non violente n’est apparue que depuis quelques années seulement. Elle a été mise en évidence lors de la conférence organisée par l’ancien avocat Thomas d’Ansembourg, également auteur de l’ouvrage « Cessez d’être gentil, soyez vrai ». Et depuis, son utilisation a gagné de l’ampleur, notamment en matière de médiation.

Les bienfaits de la communication non violente

L’utilisation quotidienne de la communication non violente permet surtout d’éviter ou de régler les conflits. Dans la mesure où chaque partie cherche à combler ses besoins tout en gardant un comportement qui privilégie la collaboration de façon réciproque.

Elle peut également être très bénéfique pour les personnes susceptibles qui s’irritent facilement. Appliquer la méthode CNV peut les aider à améliorer leurs réactions face à des situations désagréables ou choquantes dans leurs échanges avec les autres.

La communication non violente permet également de faire redescendre les « agressifs » dans les circonstances nécessiteuses. Elle peut être utilisée dans plusieurs situations tendues face aux personnes qui se mettent en position « haute » (par exemple un agent de police, un supérieur qui s’énerve, un enseignant …).

Cette méthode de communication est surtout efficace pour préserver l’harmonie au sein de la famille, notamment dans le cadre de l’éducation des enfants. L’usage de la CNV permet de leur inculquer le respect et l’empathie en matière de dialogue. Elle permet également d’améliorer la relation et la communication au sein d’un couple.

Comment appliquer la méthode CNV ?

L’application de la méthode de communication non violente nécessite une certaine conviction et détermination bien qu’elle paraisse simple. Cela exige beaucoup d’exercices pour habituer le réflexe humain à l’adopter spontanément. Voici les quatre principes fondamentaux à considérer pour réussir la CNV.

Observation

Cette étape consiste à bien réaliser les faits sans apporter ni préjuger ni interprétation. Il s’agit d’évaluer objectivement la situation en se focalisant sur le problème, mais pas sur la personne. En effet, il faut mettre de côté l’opinion personnelle et les jugements hâtifs.

Émotion

Cette étape met en valeur ce qu’on ressent exactement par rapport aux faits. Il est donc nécessaire d’identifier de façon précise les ressentis face à la situation à laquelle nous désirons réagir par la communication non violente. Là encore, les jugements et interprétations sont à éviter.

Besoin

Ensuite, on doit identifier précisément le besoin pour remédier à la situation afin que le message soit assimilé par l’interlocuteur lors de la demande. En effet, nous avons tendance à négliger nos besoins dans un souci d’harmonie sociale. La méthode CNV exige de les reconnaître afin d’instaurer une relation sincère au sein d’un groupe d’individus.

Demande

La demande consiste à faire une requête claire et bienveillante envers notre interlocuteur, en privilégiant le « je » plutôt que le « tu ». Cela consiste à mettre en évidence nos sentiments et nos besoins suite aux désagréments causés par ce dernier, sans lui reprocher directement ses erreurs. De ce fait, l’échange sera objectif étant donné qu’il se base sur les faits et les émotions plutôt que sur la « personne ».

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