Addiction à l’alcool : définition, conséquences et traitements

Problème existant déjà depuis des siècles, l’addiction à l’alcool n’a pourtant été définie comme telle qu’aux environs du XIXe siècle. L’alcool éthylique représente une substance psychoactive obtenue grâce à la fermentation ou à la distillation de certains grains et fruits particulièrement riche en sucre. Utilisé aussi pour ses qualités pour le bon fonctionnement de notre organisme, on ne retient malheureusement souvent que les effets négatifs qu’il apporte. Bien qu’il s’agisse d’un des sujets les plus connus des Français, certains points concernant l’addiction à l’alcool portent toutefois quelques confusions. Nous vous invitons alors à voir avec nous les questions les plus posées concernant cette dépendance.

Qu’est-ce que l’addiction à l’alcool ?

La dépendance ou l’addiction à l’alcool explique un besoin, un manque de contrôle ou une impulsivité d’une personne à boire une boisson alcoolisée, pouvant entraver ce dernier et l’empêcher d’effectuer ses tâches quotidiennes. Néanmoins, ce ne sont pas toutes les personnes qui touchent à l’alcool qui sont touchées par une dépendance à l’alcool. Il existe différents niveaux de consommateur d’alcool, allant du non-usage à la dépendance à l’alcool ou à l’addiction.

Le non-usage de l’alcool

Ce premier niveau, comme son nom l’indique est défini comme le manque d’usage d’alcool.  Ce niveau de consommation se manifeste de deux manières :

  • Primaire :

Il s’agit ici d’un refus ou d’un manque d’envie de boire pendant l’enfance ou pendant l’adolescence.

  • Secondaire :

Ce type de non-usage de l’alcool touche les personnes qui s’abstiennent toujours de boire, même après une période de mésusage.

L’usage simple

Pour ce niveau, les experts y placent les personnes qui boivent avec un risque faible et qui ne boivent pas pour oublier leurs problèmes.  Autre condition pour rester dans ce niveau, c’est d’avoir une consommation largement au-dessous du seuil recommandé.

Le mésusage

Si une consommation peut entraîner différentes sortes de conséquences mauvaises pour la santé de la personne, il s’agit alors d’un mésusage de l’alcool. En d’autres mots donc, le mésusage de l’alcool définit un usage pouvant entraîner une ou plusieurs conséquences sur la santé mentale et physique du sujet. Dans ce dernier type d’usage de l’alcool, on distingue aussi trois sous-catégories de l’usage de l’alcool. Ces étapes sont : l’usage à risque, l’usage nocif et enfin l’usage avec dépendance. Lorsqu’ une personne arrive à la dernière étape du mésusage, il présente alors tous les symptômes d’une addiction à l’alcool.

Quelles sont les conséquences de l’alcool et de la dépendance ?

Au même titre que l’héroïne ou les benzodiazépines, l’alcool présente une substance psychoactive. De ce fait, il peut provoquer des effets de sédation et des sensations de bonheurs. Ces effets entraînent une altération du jugement et un blocage momentané de certaines fonctions du cerveau.  Ces deux premières conséquences de l’abus d’alcool sont à l’origine des agressions, des violences conjugales, mais aussi d’autres actes irréfléchis.

Les effets immédiats de l’abus d’alcool

Lorsque vous ingérez de l’alcool à faible dose, vous ressentez forcément un effet sédatif et euphorique. Puis, à ce niveau, l’alcool dénoue aussi la langue même aux plus timides et aide fortement à sociabiliser. Quand cette dose est augmentée, le sujet devient ivre et présente les signes suivants :

  • Un trouble au niveau de la coordination des mouvements,
  • Un manque d’équilibre,
  • Un changement brusque de comportement,
  • Une perte remarquable de l’attention,
  • Un trouble mineur de la mémoire,
  • Une apparition de décalage entre la pensée et la parole,
  • Et enfin, une apparente somnolence.

Les effets sur le long terme d’une addiction à l’alcool

L’alcool est une substance qui présente un niveau de toxicité relativement élevé. De ce fait, il altère peu à peu le fonctionnement de notre organisme et expose à des risques très graves surs le long terme. L’addiction à l’alcool expose à pas moins d’une centaine de risques, mais pour ne citer que les plus graves, nous allons parler des risques cardiovasculaires et les troubles psychiatriques qu’elle entraine.

En raison de sa forte teneur en toxine, l’alcool peut causer des troubles au niveau du rythme cardiaque, des risques d’hypertension et même des accidents vasculaires cérébraux ou AVC. Puis sur le plan psychiatrique, l’abus d’alcool peut entraîner une dépression, une anxiété chronique, mais aussi des troubles du comportement.

Quelles sont les prises en charge thérapeutique nécessaire face à une addiction à l’alcool ?

L’addiction à l’alcool présente un problème complexe. De manière plus précise, elle a un effet multifactoriel sur notre organisme et notre cerveau. De ce fait, il est difficile de soigner cette addiction sans prendre en compte un grand nombre de facteurs.

Comment intervenir sur le plan thérapeutique ?

Dans cette intervention d’ordre thérapeutique, trois éléments doivent être considérés afin d’agir efficacement face à l’addiction à l’alcool.

  • Le soutien et l’aide de l’entourage :

Pour que le sujet à l’addiction puisse surpasser son trouble, il doit se sentir soutenu et doit avoir des personnes sur qui se confier. L’addiction à l’alcool peut pousser certaines personnes à s’isoler.

 

  • Les interventions psychosociales :

En se basant sur le niveau de dépendance de l’individu, il sera possible de savoir si celui-ci nécessitera une prise en charge hospitalière ou non. Pour les cas les plus poussés, la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) sera nécessaire. Prescrit par un psychologue ou un psychiatre, cette méthode consiste à combattre l’addiction à l’alcool par le changement de comportement du sujet.

  • Les médicaments :

Puisqu’il s’agit d’un trouble obsessionnel, il est tout à fait possible de traiter cette addiction par le moyen de médicaments. Les benzodiazépines, la naltrexone et la thiamine sont les médicaments les plus utilisés dans le traitement de cette.

La prévention face à la consommation d’alcool

Il vaut mieux prévenir que guérir ! Dans ce contexte, cet adage s’applique très bien. En effet, le meilleur moyen de ne pas souffrir d’une addiction à l’alcool est tout simplement de s’abstenir de boire ! Si vous sentez que vous commencez à montrer les signes d’une addiction, diminuez peu à peu votre consommation, trouvez-vous un passe-temps, pensez à améliorer votre qualité de vie. Ce n’est que de cette manière que vous pourrez éviter une dépendance.

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