Psychologie des émotions : tout ce qu’il faut savoir

Notre manière d’interpréter et de réagir avec notre monde définit ce que nous sommes. Cela nous permet d’améliorer la qualité de notre vie. L’étude de la psychologie des émotions permet aux chercheurs de comprendre ce qui fait réagir l’humain de la même manière qu’il réagit à différents stimuli. Elle permet également de comprendre les effets de ces réactions sur le physique et le mental. Parlons de la psychologie des émotions et de tout ce qu’il faut savoir le dessus.

L’émotion

Il existe deux catégories d’émotions en psychologie des émotions : les émotions basiques et les émotions complexes. Les émotions basiques sont souvent lisibles sur le visage d’une personne et ils apparaissent instinctivement. C’est Charles Darwin qui a évoqué pour la première fois l’universalité des expressions du visage engendré par les émotions. Selon cet éminent biologiste auteur de la théorie de l’évolution, les émotions et leurs expressions sont biologiques et adaptatives. Les recherches ont par ailleurs permis de démontrer la manifestation d’émotions chez des animaux, ce qui permet en quelque sorte l’équilibre et la survie des différentes espèces. Il est fort probable que les émotions basiques ont eu tenu un rôle important dans notre survie au cours de l’évolution, faisant signe à notre entourage d’agir en conséquence.

Pour ce qui est des émotions complexes, elles apparaissent différemment si bien qu’il peut être difficile de les reconnaitre. Ils comprennent le chagrin, la jalousie, le regret, etc. On parle d’émotions complexes lorsqu’on a affaire à des émotions qui nous envahissent et qui engendre en nous un malaise récure qui est difficilement explicable. Les émotions complexes regroupent plusieurs émotions et sentiments qui sont assez perturbants du fait qu’il est impossible de les nommer. Prenons l’exemple de la haine qui combine la peur, la colère et le dégout. Il y a d’autres émotions complexes qui combinent l’amour, le désir, la gratitude, l’inquiétude, la fierté, etc.

Les émotions complexes peuvent apparaitre sous des expressions faciales très différentes si bien qu’il n’est pas toujours facile de les lire sur le visage d’un individu. Prenons l’exemple de la jalousie qui peut, selon l’individu, ne pas avoir la moindre expression faciale. Il en est de même pour le deuil qui diffère selon les cultures et les personnes.

Diverses théories des émotions

L’émotion peut avoir plusieurs formes et est souvent discutable. C’est pour cette raison qu’il existe de nombreuses théories des émotions en psychologie des émotions. En voici quelques-uns.

Théorie de James-Lange

Il s’agit de l’une des premières théories des émotions de la psychologie des émotions moderne. Cette théorie suggère que les stimuli physiologiques (excitation) engendrent des réactions au niveau du système nerveux. Ces réactions peuvent être une accélération des battements du cœur, une certaine tension au niveau des muscles du corps, de la transpiration, etc. Ce sont ces réactions qui induisent l’individu à ressentir des émotions. Cette théorie suggère que ce sont les réponses physiologiques qui engendrent les comportements liés aux émotions. Toutefois, plus les recherches ont avancé, plus cette théorie a été remise en question. D’autres théories ont ainsi émergé dont certains suggèrent que l’émotion ressort à la fois de la psychologique et du physiologique.

Théorie de la rétroaction faciale

Cette théorie suggère l’importance des expressions faciales dans la sensation des émotions. Elle fait référence au travail de Charles Darwin et William James avec leur hypothèse selon laquelle les expressions du visage impactent l’émotion au lieu d’en être une réponse. Les émotions seraient directement associées aux modifications musculaires au niveau du visage. Ainsi, une personne qui s’efforce de sourire est plus heureuse qu’une autre qui fronce les sourcils.

Théorie de L’évaluation cognitive

Il s’agit d’une théorie mise au point par Richard Lazarus. Elle suggère qu’une pensée doit émerger avant que l’on ressente une émotion. Dans ce cas, l’individu ressentirait avant tout un stimulus, ensuite, il se mettrait à penser, puis émettrait en même temps une réponse physiologique et une émotion.

Bien qu’ils s’agissent de théories parmi tant d’autres en psychologie des émotions, ils sont suffisants pour donner des exemples concrets sur la manière dont les émotions sont générées.

Intérêt de comprendre les émotions

Les émotions ont joué un rôle non négligeable dans l’évolution humaine. Ekman, le concepteur de la roue des émotions, a dit que c’est un véritable danger pour nous de ne pas ressentir d’émotions. On mènerait alors une vie très ennuyeuse, car ce sont nos émotions qui nous animent. Grâce au fait de ressentir du plaisir, de l’excitation, de la colère, etc., nous sommes plus vivants. C’est pour cette raison qu’il est primordial de comprendre les émotions moyennant la psychologie des émotions, car ils influencent grandement nos comportements.

Comment sont régulées nos émotions ?

Il existe deux approches fondamentales dans l’étude de la régulation des émotions en psychologie des émotions. La première approche suggère que les émotions sont régulées intérieurement aux processus qui les génèrent. C’est le cas lorsqu’une nouvelle émotion apparait et sert de régulateur à l’émotion déjà présente. Par exemple, la tristesse ou l’ennui peuvent subitement disparaitre ou prendre moins d’ampleur lorsque nous éprouvons un soudain intérêt pour une chose ou un objet. La seconde approche quant à elle suggère l’existence probable de mécanismes régulateurs aux processus générateurs d’émotions. Ainsi, la personne a la capacité de choisir de diminuer ou d’augmenter ses émotions. Il peut par exemple réduire sa peur de se présenter devant une foule de personnes ou bien augmenter sa joie lorsqu’elle apprend une bonne nouvelle.

Dans ce sens, il a été étudié divers modes de régulation sur la base d’expérimentation visant à mesurer les réactions du cerveau ainsi que les réactions expressives et psychophysiologiques. Dans cette optique, différents travaux de comparaison des stratégies de « réévaluations » ont été entrepris. Par exemple, chez des individus qui ont été confrontés à différents stimuli, on leur a demandé une réinterprétation de la valeur affective de ceux-ci. Pareil avec les stratégies de « suppression », il leur a été demandé une suppression de leurs expressions faciales. Il en a été déduit une plus grande efficacité des stratégies de réévaluation plutôt que les stratégies de suppression. Ceci s’explique par le fait que la réévaluation engendrerait des changements plus remarquables du ressenti et serait moins couteux pour l’organisme sur le plan cognitif et sur la santé.

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